Après 545 km parcourus ce jour dont une bonne partie sur mes petites routes favorites, défoncées à souhait, je porte un nouveau regard sur ma monture : la XLT n’est pas un trail mais un roadster trail’isé. Vive et précise, probablement un tantinet pousse au crime une fois le rodage terminé, elle m'a fait rouler nettement plus vite qu’à mon habitude, 10 à 20 km/h.
Et il se confirme que, comme tout roadster qui se respecte, ses suspensions ne sont pas à la hauteur de ce qu’on peut attendre a priori d’un trail (en tout cas pas moi) : sur routes défoncées, ça tape, ça remonte dans le guidon, ça secoue, c’est physique. S’il était reproché au millésime précédent une fâcheuse tendance à la mollesse, là c’est ferme, ça tanne les fesses, c’est fatiguant. Autant la F800GS était reposante en toutes conditions en donnant le sentiment de gommer les imperfections, autant l’XLT m’a mené à bon port épuisé ce soir. Épuisé mais heureux. C’est déjà pas mal, n’est-ce pas ?
J’ai encore quelques hésitations avec le Quick Shifter, probablement liées au fait que passer les vitesses à la volée en oubliant l’embrayage et en maintenant le moteur en charge à la montée n’est pas ce qu’il y a de plus intuitif. De même je crois qu'il faut franchement couper les gaz à la descente pour que ça passe bien. Enfin, si j’ai bien compris : c’est ma première machine équipée de cette option. Peut-être aussi la mécanique demande-t-elle un peu de rodage pour fonctionner de manière plus fluide ? Il existe aussi des paramètres à ajuster avec l’odb, à regarder ultérieurement.
Côté consommation, première partie de journée à 4.4 l/100, deuxième journée à 4.2 l/100, troisième à 3.9 l/100. Le temps de rentrer chez moi et le réservoir ne se videra plus. Elle est pas belle, la vie ?
En conclusion, j’ajoute à ma to do list, en plus des jantes tubeless, des amortisseurs qui amortissent… à moins que mes fessiers ne s’endurcissent d’ici là.






