mariano a écrit : ↑15 nov. 2024, 20:59
Je ne cherche absolument pas à polémiquer, mais ça parle tout seul. Tout est dans le carrotage. On constate dans l'histoire de la terre une certaine régularité des cycles de chaud et de froid. Elle est là la nuance. Mais c'est juste une nuance, un doute...Je ne suis pas dans le déni, je suis juste sceptique. Et je préfère être septique que sectaire.
En soi c'est sain de douter, mais du coup on a le devoir de s'informer.
C’est pour lever tout doute que la méthode scientifique doit être très rigoureuse : Obtenir le consensus d’un très grand nombre de chercheurs, choisis parmi des dizaines de pays, pour leur niveau d’expertise, leur indépendance vis à vis des organisations, des industries, des groupes d'intérêt, des lobbies. Le plus connu est le GIEC (qui a reçu le prix Nobel de la Paix).
Les chercheurs élaborent des modèles mathématiques pour le fonctionnement du climat. Ils utilisent des données accumulées dans le passé ou obtenues par des mesures de terrain (carottage, marqueurs isotopiques, géologie, etc.), ils prennent en compte des paramètres très nombreux, naturels ou liés à l’activité humaine et des lois de la Physique, de la Chimie par exemple.
Ces modèles sont testés et comparés aux courbes actuelles, ce qui permet de vérifier leur validité: Ils sont affinés jusqu’à ce qu'ils prévoient au plus proche les courbes des mesures présentes, passées et bien sûr futures.
Les modèles climatiques sont donc testés régulièrement et ils fonctionnent dans tous les cas.
De mieux en mieux même.
Ces modèles , tu peux les paramétrer et donc simuler des scénarios avec ou sans les émissions anthropiques (activités humaines) et leurs résultats sont tous absolument concordants: Le réchauffement serait bien moindre sans certaines activités humaines , et qui plus est, les modèles prenant en compte les polluants d’origine humaine sont en
parfaite concordance avec le climat actuel.
Ça implique que la part naturelle dans l'évolution du climat actuelle n'intervient pas ou pas assez pour expliquer le bouleversement actuel.
Le consensus scientifique quant à l'origine humaine du dérèglement climatique est de 100%. C'est un fait, ce n'est pas une estimation.
Donc pour revenir sur ta courbe, oui, le cycle à très long terme du au Soleil et à des mouvements de rotation terrestre est une réalité, il a été prouvé et prédit scientifiquement par des modèles similaires à ce que j'expliquais, mais justement les valeurs mesurées ne correspondent pas du tout à ce qu'elles devraient être en tenant compte de ce cycle naturel !
(les courbes épaisses en rose et vert pâles c'est les marges d'erreur)
mariano a écrit : ↑15 nov. 2024, 20:59
L'autre doute qui m'habite c'est aussi qu'il serait peut être juste d'attendre que les autres pays s'alignent déjà sur nous, avant d'en rajouter une couche (toujours au détriment des plus modestes). Après tout, nous partageons la même atmosphère. Se prétendre déterminant par notre exemplarité et notre exigence est un rien suffisant.
Quelqu'un ici râlait parce que les pays en voie de développement recevaient trop d'aide des pays développés comme le nôtre, ou en tous cas il n'était pas d'accord avec les sommes évoquées par les spécialistes et les scientifiques.
Ces pays avec une population justement largement en dessous de notre niveau de vie ... donc parmi les plus modestes comme tu le dis.
On peut très bien ne rien faire, ou au mieux attendre que le voisin fasse le même effort, ou bien avancer avec ceux qui préfèrent s'efforcer de suivre le rythme conseillé pour résoudre les problèmes actuels.
mariano a écrit : ↑15 nov. 2024, 20:59
Pour revenir à l'amalgame que je fais, je suis d'accord, mais tout le monde le fait cet amalgame. Pour la ville, pour la planète , la voiture est une plaie. La confusion dans les esprits est évidente. Quand à la refourguer aux cul-terreux, c'est totalement méprisant. En banlieue, ça marcherait ? A partir de quelle densité de population serait elle 100% inoffensive ?
Et les mêmes qui veulent la chasser des villes ne voient aucun inconvénient à prendre l'avion à volonté, sans scrupules. Encore des prix Nobel de sincérité. L'augmentation du trafic aérien est exponentiel, il a doublé en 15 ans. Et là, personne ne bouge, tu m'étonnes, on a Airbus qui est un de nos dernier fleurons.
C’est un peu sectaire cette vision : « bobos écolos des centre ville » contre « culs terreux des campagnes», « Paris » contre « province », les décideurs intellos technocrates contre le reste du peuple non ? J’ai été élève en campagne, j'y suis à nouveau, et avant étudiant et jeune salarié en centre ville, je ne m’y retrouve pas dans ta vision, je te la laisse. J'aurai bien aimé prendre l'avion comme on prend un taxi

J'avais les moyens pour les transports en commun et basta.
C’est l’effet de concentration et pas seulement: l’effet cocktail des polluants qui est exacerbé dans les centres urbains.
Et donc , je suis bien content que les bagnoles les plus polluantes disparaissent des agglomérations.
Après comme disait Dgero, autant privilégier une fin de cycle douce et écologique, en évitant de créer de l'obsolescence artificielle et polluante en balançant les anciens véhicules, plutôt qu’une marche forcée, on peut utiliser les véhicules plus polluants là où leur impact est plus faible (loin des vallées enclavées et des villes) .
mariano a écrit : ↑15 nov. 2024, 20:59
Pour la bonne conscience écolo, faudra trouver autre chose.
Ce n’est pas de l’écologie, c‘est un problème de Santé. Les médecins ont prouvé une corrélation entre les admissions, l’évolution des pathologies et les pics de pollution urbaines.
mariano a écrit : ↑15 nov. 2024, 20:59
Tiens autre chose, 50000. C'est le nombre de morts liés directement à la consommation l'alcool. Sans parler des indirects, des malades et des drames. Faut il une prohibition pour autant ?
Faut il aussi encore limiter la vitesse sur nos routes, causes de beaucoup de décès. Voire interdire la moto car plus mortelle.
Tout ça pour dire que toutes ces règles liberticides, si on les soutient, vont nous revenir comme des boomerangs.
Gaffe, on commence par les supporter sans rien dire, puis par les tolérer, par les accepter, et au final par les approuver.
Ce sera tout pour moi sur le sujet.
C’est exactement ce que disait Dgero, avec qui tu n’étais pas d’accord. Plutôt accompagner et trouver des solutions ensemble, plutôt que d’interdire et de mettre les gens dos à dos.