Une nouvelle aventure de ZeDAb
Chapitre premier : comment notre héros se décida à partir vers des nouvelles aventures
Or donc, par cette très chaude après-midi du 6 juin 2015, ZeDab se morfondait quelque peu sur ses terres pour cause de Roland Garros...
Après un restau-fête-des-mères décalé ce jour pour des raisons tout à fait personnelles, ZeDabette et Belle Maman, émérites tenniswoman et ancienne tenniswoman décidèrent comme prévu de regarder la finale Dames de Roland Garros...
Ces deux aimables personnes sont des des passionnées de la chose, ce qui est un doux euphémisme. Leurs hurlements de bêtes en ce genre d'occasions contraignent régulièrement ZeDab à tourner autour de sa maison pour se montrer aux voisins et éviter ainsi qu'ils n'appelassent la maréchaussée, soupçonnant un drame familial...
Mais... ZeDab s'égare. Bref, ZeDabette lui proposa d'aller faire un tour de moto pour ne point souffrir... et c'est ainsi qu'il s'équipa prestement pour un voyage au Vosgistan.
Chapitre deuxième : ZeDab essuie une tempête
La première tentative d'attaque de col par la face Est fut vouée à l'échec : ZeDab tomba dans un orage de grêle et, constatant avec effroi la taille des glaçons qui frappaient l'écran de son casque, ainsi que l'épaisseur de la couche qui s'accumulait sur la chaussée, il fit un demi-tour élégant , quoiqu'un peu péteux...
Il retourna trempé dans la chaleur de la plaine, sans un pet d'air et avisa le vers le sud les collines qui lui servent de montagnes auréolées d'un beau ciel bleu.
Tel Rahan repartant vers de nouvelles aventures en suivant la direction de son coutelas d'ivoire, il prit la route...
Ami Transalpagiste, tu te demandes où ZeDab veut en venir dans un post dédié à la partie cycle de nos montures, mais tu verras, cela relève bien de ce post.
Tu en sauras plus après une courte page de publicité :

Cette eau d'Alsace, qui a des vertus revigorantes chez les peuplades résidant au-delà de la ligne bleue des Vosges (pour les Français de l'intérieur) aura son importance par la suite...
Chapitre troisième : où notre héros rencontre une péripétie
Voilà donc, un peu plus tard, ZeDab et sa fidèle monture (une mamie verte de 92) parcourant les contrées hostiles du Vosgistan... en suivant une ligne de crête, il lui sembla que l'arrière de sa monture se montrait un peu flou. Il pensa, fort justement :
- ARGHLLLLL, aurais-je subi une crevaison ?
S'étant arrêté sur le bas-côté, il ne put que constater, une fois de plus, la clairvoyance de sa pensée.
En véritable aventurier, ZeDab ne part jamais sans une boîte à outil conséquente, une bombe anti-crevaison un gonfleur électrique et une bouteille de Carola verte finement pétillante.
Chapitre quatrième : où notre héros utilise ses muscles
Pour commencer, il dut pousser sa monture, lourde comme le cheval mort de Johnny, sur une cinquantaine de mètres afin de trouver un endroit adéquat et à peu près plat.
Il faisait chaud, très chaud. ZeDab, qui pourtant est du type athlétique affûté, se trouva en transpiration et essoufflement, moulé dans un marcellique T-Shirt bien collé par la sueur qui mettait en valeur ses muscles enrobés ...
Il reprit des forces après avoir vidé la moitié de sa bouteille de breuvage pétillant
Chapitre cinquième : où notre héros conçoit un plan
- Allez, mon ZeDab, tu vas mettre ta monture sur sa béquille centrale et lui vider cette bombe par sa valve arrière ! se dit-il fort à propos...
Il détacha d'un geste sûr sa bombe anti-crevaison, emballée dans un élégant sac poubelle noir et fermement fixée par deux bandes de scratch sur le côté de son porte-paquet... Il ne put que se féliciter de trouver autour de ladite bombe une certaine longueur de papier absorbant ainsi qu'un de ces gants mis gracieusement à disposition des usagers de stations services.
- J'ai assuré comme une bête lorsque j'ai emballé cette bombe de la sorte il y a 4 ans sur mon ancienne mamie... mais quel talent ai-je ! Ouahhhhpitainnnn 4 ans ? Je trimballe cette bombe été comme hiver, printemps comme automne depuis 4 ans !!!! Mais ce délai n'en a-t-il pas altéré les propriétés ? La pression est-elle toujours là ? Vais-je réussir à rentrer chez moi ce soir, moi qui suis perdu en plein Vosgistan ????
Toutes ces pensées ne l'effleurèrent qu'un bref instant...
Il prépara son gonfleur électrique et mis au point le plan suivant :
1) lever Mamie sur la centrale
2) chercher le trou
3) mettre le trou en bas de la roue
4) secouer la bombe comme un sauvage et balancer la purée par la valve
5) Démarrer, faire tourner la roue en 1ère pour étaler la chose collante tout autour de la chambre à air
6) Mettre à la bonne pression et rentrer...
Pour le 1), il eut beau faire, Mamie refusa obstinément de se lever sur sa centrale... ben voui, avec un pneu à plat, y'a bien 5 cm de plus...
Après quelques jurons en Alsacien, ZeDab, au bord de l'épuisement, termina sa Carola verte finement pétillante, ce qui le calma, le désaltéra, mais le fit roter...
Chapitre sixième : où notre héros est obligé de bivouaquer dans une contrée sauvage et rencontre des Lorrains, ennemis héréditaires de son peuple
Il se décida à bivouaquer en attendant qu'un motard passât en cet endroit désert pour pouvoir se rendre compte si cette réputation d'entraide... Oulah, mais en voilà une bande !!! Après 3 minutes de bivouac, un groupe de cinq vigoureux Lorrains du 54 (peuplade longtemps en concurrence avec les Alsaciens) s'arrêta et gara ses suppositoires de course. ZeDab aurait pu refuser et attendre des traileux, si possible pas en BM, mais il leur accorda cette chance de l'aider (en plus, il se faisait 18h30 et ZeDab commençait à sentir la faim et à rêver de knacks)...
ZeDab, heureusement polyglotte, put leur faire comprendre qu'il aurait éventuellement besoin d'un coup de main afin de soulever mamie sur sa centrale...
L'un de ces Lorrains laissa échapper un encourageant ''j'espère que c'est pas une chambre ?'' (sans doute une réminiscence de la vieille méfiance entre Alsaciens et Lorrains)...
Chapitre septième : comment notre héros se tira d'affaire
Mais ZeDab ne se laissa pas démonter et sous leurs regards incrédules, mis en œuvre la suite de son plan :
en 2) il repéra un magnifique trou en X dans le pneu, sans clou à l'intérieur...
en 3) ledit trou fut placé en bas de la roue
en 4) il secoua la bombe comme un sauvage, vissa l'embout sur la valve et sptritza son contenu dans la chambre.
5) Il démarra, fit tourner la roue en 1ère 5 minutes
6) il dévissa l'embout et essuya un tout petit peu de mousse ressemblant à de la mousse à raser grâce au papier absorbant. Au moment de gonfler, il constata qu'il y avait tout de même 1,8 kg de pression... Il ajusta à 2,5 pour être sûr...
Et là, à son grand étonnement, tout fonctionna à merveille...
Au début, il roula prudemment, s'arrêtant deux fois pour vérifier... ben ça tenait...
Il rentra, enquillant les virages, les épingles comme s'il n'avait pas crevé...
Chapitre huitième : où notre héros fait profiter l'Humanité de son expérience et où le lecteur se rend compte qu'il a lu plein de conneries pour rien au-dessus
Ami Transalpagiste, ZeDab se permet de te conseiller cette marque de bombe qui l'a tiré d'un mauvais pas :
Il s'agit d'une MOTOPRATIC (achetée si mes souvenirs sont bons chez CHTI-Auto au rayon scoutère)

Vouala... si ça peut servir à d'autre :
- une vieille bombe ça marche après 4 ans
- sur la bombe, c'était écrit ''pour tubeless et chambre à air'', ben ça a l'air vrai...
- cette marque-là ne te fout pas de la pâte hypercollante plein la jante, contrairement à la bombe pour bagnole que j'avais utilisée une autre fois. De plus la pression aurait permis de rouler à 50 (comme indiqué) jusqu'au prochain gonfleur
- un petit gonfleur électrique, c'est pratique (et ça rime)
- la Carola verte finement pétillante, ça désaltère bien...
Fourche, cadre, suspension, transmission, freins, roues, bulle et carénages, ... 


















