Ma présence sur les forums n'est pas très constante... Je m'en excuse. Par contre, promis, un jour, ce CR sera fini, et il faudra aussi que j'en fasse un sur le FjordRally2015.
Reprenons.
Le lendemain, ça a été la découverte des valises Heavy Duties de Alex.
Le matin, je reçois un appel de Alex me disant: "les valises sont a Sibiu dans une heure. Vas les chercher dans le grand hôtel. DHL va les livrer."
On plie le camp dans l'urgence et on se dirige au centre ville cherchant l'hôtel le plus étoilé.
On galère un peu, parce que Nico n'a toujours pas compris comment se conduit une moto.

Mais bon, en lui expliquant tranquillement et lentement, une heure après le téléphone, on arrive en face de l'Hotel en même temps qu' une camionette DHL avec deux gros cartons. Je l’intercepte, enlève les cartons et découvre mes valises
Ca y est. Après 20 ans, mon Africa est enfin équipée comme il se doit.
On cherche un container de recyclage pour jeter les cartons à la poubelle (on est des Suisses, même en Roumanie
On attaque le col sans trop d’aprioris, on a l'habitude des cols.

Les virages arrivent vite.


une photo de publicité

On arrive en haut et il faut l'avouer. Ce col n'est pas spécialement plus beau que le Saint Bernard ou le Stelvio. C'est un joli col, mais ça reste toujours un col.
On était pas trop dépaysés au sommet.

Et c'est après que l'on a compris pourquoi cette route était si bien. Après la descente du col, on a longé un lac sur plus d'une centaine de kilomètres sur une route sinueuse à souhait, sans trafic avec un goudron parfait. Et là on a compris la beauté de cette route. Vraiment un bon souvenir.
Le lac finissait sur un barrage hydroélectrique assez imposant.

L'heure commençait à tourner. Il était temps de se trouver un endroit où dormir.
On prends les chemins sur le bord de la route et j'avoue qu'on a eu de la peine. Ils étaient pas très faciles. Des grosses ornières bien caillouteuses.
résultat des courses, une valise arrachée.

Heureusement, le système de fixation est bien pensé. La valise a frappé un cailloux sur le bord de la route et s'est arrachée se son support.
Un peu comme une fixation de ski, elle a sauté et la moto est restée sur ses roues!

La taule s'est un peu pliée mais j'ai pu la remettre sur son support sans problèmes.
Après avoir galéré un poil, on décide de choisir la facilité et l’accueil. Un parking au bord de la route au pied du barrage.

J'avoue, on était pas les seuls.
Et il y avait aussi nos amis les chiens!
ils ont joué avec notre couverture toute la nuit...du coup, maintenant, elle est toute trouée.
Le lendemain nous voulions rejoindre la mer noire à Vama Veche, célèbre station balnéaire pour jeunes campeurs.
On décide d'emprunter l'autoroute. On transite par Bucarest, puis direction la mer avec une petite pause dans une station service au milieu de nul part.
On était clairement à sec et la seule station dans les environs était cette station automatique.

Évidemment, on a pas compris comment elle fonctionnait. Du coup elle nous a bouffé équivalent de 30€.
Résultat, les locaux se sont bien foutus de notre gueule et à la fin, nous ont filés un sacré coup de main. Il on pu récupérer le dû avec le ticket on a pu enfin faire le plein.
En arrivant sur la côte de la Mer Noire, dans le delta du Danube, on a longé un cimetière de locomotives. Etant un passionné de chemin de fer, j'ai été obligé de prendre quelques images.

Ca y est, nous avons rejoins Vama Veche. Le dernier bled sur la côte avant la frontière Bulgare.

Nos deux petites sont enfin en face de la Mer Noire

Deux ans avant, nous étions dur les côtes de la Mer Blanche:
Kandalashka, Oblast de Murmansk, Russie


Je dois dire que l'ambiance de Vama Veche était un peu plus à la fête que la Mer Blanche.
Le soir nous sommes allés boire quelques bières au village et il y avait un bar de Bikers. On a rencontré une autre Africa refaite à neuf ainsi que plusieurs choppers japonais. (Nico, photo? )
Notre campement se situait à 100m de la zone franche avec la Bulgarie. En effet, nous étions surveillés par des douaniers postés en observation le long de la frontière.

Nos voisins de tente étaient 5 autrichiens qui voyageaient en camping car et un couple de jeunes autostoppeurs Italiens.
Comme le rit le Guide du Routard, Vama Veche est la partie du Rockeur sans le sou. Ce qui est assez vrais. Mais l'endroit reste néanmoins très accueillant.

Nous étions aux portes de la Bulgarie. Du coup, au réveil, direction douane.

Le but était de traverser rapidement la Bulgarie pour pouvoir profiter et avoir du temps en Turquie.
Je voulais quand même voir la ville de Varna, car un camarade de classe au Collège, originaire de là bas m'en parlait tout le temps.
Je n'ai plus eu de nouvelles de Ognian depuis, mais je me souviens qu'il me parlait du port de Varna avec des étoiles dans les yeux.
En quelque sorte, pour lui rendre hommage, nous avons fait une visite express de la ville en moto.

En continuant la route au Sud, on s'arrête dans un supermarché pour acheter des subsistances.
Je demande à Nico en rigolant, de m'acheter un coussin parce que me faisait mal au c*l.
Il l'a fait...

Le soir, nous avons cherché un endroit ou dormir.
Au milieu des champs nous avons trouvé une ancienne piste d’atterrissage. On a mis un peu gaz

Et ensuite, nous avons mis au point une méthode radicale d'apprentissage à la conduite TT style Dakar.
Simple - Rapide - Efficace, choisissez la méthode Taon!
On a appris à rouler vite, très vite pour essayer de fuir ces bestioles! Elles voulaient pas nous lâcher. On a bien galéré.
Résultat, on a continué notre route quelques kilomètres jusqu'à une ferme où nous avions demandé si nous pouvions dormir à côté. Je sais pas si la fermière à compris, mais elle à fait des grands gestes avec des sourires. On a pris ça pour un oui.

Le lendemain, le but était de rejoindre Istambul.
L'Africa était d'humeur lubrique ce matin là.

Les premiers panneaux avec Istambul commençaient à surgir.

Nous y étions presque. Pour arriver à la douane nous avons escaladé un col avec une route minuscule. Dire que nous étions sur un axe européen....

Le passage de la douane était un moment rigolo. On savait pas trop quoi faire. On a laissé la moto sur le parking et nous sommes allés dans le bâtiment faire la queue dans l'une des trois files...
On a assez vite compris. Pour pouvoir entrer en Turquie, il nous fallait 3 tampons sur le passeport.
-Tampon de la personne
-Tampon du véhicule et assurance
-Tampon de la marchandise
Une file par tampon. Bref, les deux premiers sont allés assez vite. Les temps d'un coca quoi
Le troisième douanier (M.Marchandise) lui, devait prendre sa pause. Le thé était déjà servi. Résultat, c'est allé très vite. Aucun contrôle pour nous
A noter que la douane était fumeuse. Nous étions dans un autre monde. Les douaniers étaient tous la clope au bec, et derrière chacun, il y avait une vieille image d'un quelconque dignitaire du pays.
Nous avons compris à ce moment là que nous étions au Sud, la dynamique changerait.
Les premiers tours de roue en Turquie étaient magnifiques

L'heure tournait, nous avions réservé une auberge à Istambul et nous voulions y arriver assez vite. ==> Autobahn...
Sur l'autoroute nous avons croisé plusieurs italiens. Ils avaient 2 points communs:
1: Ils roulaient en BMW GS flambant neuve full équipée
2: Ils roulaient en shirt, T-Shirt. (sauf un ou 2)

Attention, petit conseil péage:
Sur le guide du Routard, il nous mettent en garde sur le fait qu'il faut acheter une vignette rechargeable pour pouvoir utiliser les autoroutes, mais ils ne disent pas comment, par contre, ils disent aussi que l'amende est salée...
Les stations service sur l'autoroute ne savent pas comment on peut se procurer cette vignette, et ne la vendent pas non plus.
Lorsque vous arriverez à Istambul, au niveau de la barrière de péage, juste avant, il y a une poste. Dans cette poste, il est possible d'acheter la vignette. Par contre, il vous faut votre passeport, la carte grise et une quinzaine d'euros en CASH...impossible de payer avec la carte (et de communiquer avec eux en anglais par ailleurs)...
(notez l'équipement du couple d'italiens à coté de leur 800GS...)

La barrière que nous nous apprêtions à passer était la frontière avec le cauchemar routier que nous allions vivre pendant 3 jours!
J'ai nommé, la ville d'ISTAMBUL.
Ils sont fous là bas. Franchement, on a eu peur. Un des pires souvenirs de conduite avec la banlieue de St-Petersburg.
La priorité absolue va au taxis. Ensuite, c'est par poids décroissant. Autant vous dire que les 2 roues, pour eux, on existe même pas!
Et trouver une auberge dans un ville de 13 millions d'habitants, c'est pas de la tarte non plus....
On a garé nos bécanes 3 jours et on a visité à pied.
Notre hostel.


Le centre ville




Quelques photos du Bosphore.



Nous sommes allés faire une petite croisière en bateau de transport publique sur les Iles du Prince. C'est vraiment beau et on sort enfin du bordel et du bruit étouffant de cette ville.




Le soir, en rentrant, on se trompe de ferry. Nous nous retrouvons à bord avec deux touristes grecques qui avaient fait la même erreur que nous.
Après discussion avec le personnel de bord, ils nous expliquent comment rejoindre Istambul avec le dernier bateau.
Grâce à ça, nous avons pu faire la connaissance de Nadia, prof d'anglais de 27 ans, habitant Athène. On échange nos numéraux et étant persuadé qu'on se reverra jamais...mais bon, on sait jamais en voyage

La suite, le départ d'Istambul.
Bon weekend




































































































































