Hello Glou,
J'avoue qu'à ce moment du voyage on n'y croyais plus! Le sale temps nous à poursuivi jusqu'à Cluj-Napoca en Roumanie, presque une Semaine!
Suite du CR:
3 aout.
La journée de roulage n'était pas très intéressante. Allemagne, Autriche, Slovaquie.
Nous sommes arrivés au camping de Bratislava. Un bon retour 20 ans en arrière en ex Union Soviétique. Sanitaires dégeu, horaires d'ouvertures des douches très personnels, mais une chouette plage est des voisins top!
En roulant, on a remarqué que la Transalp perdait de la flotte. Du coup, dès qu'on est arrivés, on a dénudé la mamie pour trouver d'où venaient ses pertes.
(ça deviens bizarre là...)
On est allés qu'une demi après-midi visiter la ville. On était quand-même bien dans notre camping.
Je vous présente l'équipe: de gauche à droite; moi, Alban qui fait un tour d'Europe en Pajero aménagé avec son cousin Geoffrey, un anglais en Bourgeoise, François qui se ballade avec sa copine Anastasia (qui prends la photo) dans l'est de l'Europe, Geoffrey, et Nico mon collègue.
4 Août.
Nos voisins François et Anastasia ont eu la bonne idée de se faire voler leur sac avec les clés et le double des clés dans le camping.
Un gros coup de flip pour tout le monde, mais la dépanneuse à détendu l'atmosphère!
5 Août.
Allé, on enchaine sur une autre grande ville! Budapest
Toujours le même discours: café, autobahn, essence, café....pas très intéressant.
En fin d'aprèm nous sommes arrivés à Bratislava avec l'espoir de trouver un lit en auberge de jeunesse.
Grâce à notre application GPS gratuite
( qui heureusement est gratuite sinon on aurait
l'éditeur, je vous l'expliquerais plus tard) on a trouvé une première auberge, complète malheureusement. Puis une deuxième qui a accepté d’accueillir 2 motards dégeux.
L'auberge était bien sympa, située au centre ville dans un ancien immeuble un peu délabré, mais le séjour était très agréable.
6 Août
Visite de Budapest.
La ville est magnifique. On a vraiment apprécié les petits prix pour les boissons et les repas. Les monuments sont magnifiques.
On a retrouvé les mythiques camions KAMA3, qui nous ont rappelés qu'on s'approchait de plus en plus de l'Est.
On a profité pour aller aux bains, histoire de se laver un peu... et niveau hygiène ça avait pas l'air terrible. Une soupe à 35° avec des centaines de personnes c'est pas tété, comme on dit chez nous.

Et dans ces bains il y avait des couillons. Je veux pas créer de polémiques, mais il y avait un groupe de 5 ou 6 francophones dont un avec une croix gammée tatouée sur le bras. Exhiber ça en publique à Budapest, je trouve ça révoltant! On est restés choqués par ces types.
Les bains, un endroit joli a visiter mais sans plus...
Nico devrait avoir des jolies photos nocturnes de la ville, il les uploadera quand il les aura postraité. Ils fait ça bien lui, pas comme moi
7 août. Budapest -> Cluj-Napoca.
L'aventure commence, on sort enfin des autoroutes et on commence à vadrouiller dans l'inconnu! Les routes deviennent moins bien indiquées, on sort les cartes et le GPS pour nous guider de temps en temps. On était pas trop rassurés à l'idée d'aller en Roumanie. On avait beaucoup d'aprioris, mais on ne connaissait absolument pas le pays. Dans tous les cas, quelqu'un nous y attendait, donc gaz!
Plus que quelques kilomètres et on arrive à la frontière Roumaine....et là, Nico me fait signe que quelque chose va pas...son câble d'embrayage viens de lâcher. Heureusement j'avais un câble "adaptable" dans mes affaires.

Et "adaptable", ça veut dire que ça rentre pas tout seul!!!

On a mis un bout de temps à trouver le moyen de le faire passer!
J'ai profité du temps de pause forcée pour lancer un coup de fil à Alex de Heavy-Diuties pour lui annoncer notre heure approximative d'arrivée. C'était sans compter le fait que je parlais en heure Française et lui en heure Roumaine, evidemment! Mais ça, on l'a su qu'une fois arrivés
Une fois la douane passée on a compris que les règles de conduite de l'Ouest avaient changé. Les gens conduisaient vite et j'avoue que c'était flippant! ... au début seulement.
On a vite compris qu'il fallait conduire vite et parfois très vite pour s'adapter au flux de circulation.
Finalement, avec une heure de retard sur ce qu'on a dit à Alex, on arrive à Cluj-Napoca et on trouve l'atelier de Heavy Diuty.
On arrive vers l'atelier et un type, en français parfait nous salue et nous dit qu'il n'est pas Alex.
On a pas tout compris.... mais le vrais Alex est arrivé et nous a pas laissé le temps de descendre des bécanes qu'il nous dit d'emporter notre sac de couchage et de monter en voiture avec lui et le type qui parle français.
A ce moment on a compris qu'on était hébergés par Alex, LE Alex!

. Je dois dire qu'on s'y attendait pas trop.
Une fois arrivés chez lui, il nous présente sa copine qui avait préparé une succulente soupe pour nous tous. Finalement un truc sain à manger depuis notre départ!
Le français présent, était un ancien client d'Alex ayant débarqué à l'atelier il y a une année, un peu comme nous, et étant devenu ami.
Ensuite, Clem, c'est son nom, est parti vadrouiller seul sur une Rd04 à travers les pays de l'Est. Vous pouvez trouver des magnifiques vidéos sur son site.
http://www.likeamonday.com/
Sa bécane ayant des gros problèmes moteurs (conso de 1l d'huile par plein), il est rentré chez Alex pour réparer son moulin. Et c'est pour ça qu'on a rencontré un français chez Heavy Duties.
8 aout
Le matin, debout 8h pour aller à l'atelier. On était pas frais... certainement un peu trop picolé la veille!
Alex nous conseille sur un itinéraire pour visiter la région de Cluj en attendant qu'il finisse de préparer mes pièces que je voulais monter sur l'Africa.
On est allés visiter les mines de sel de Turda.
On a bu un verre vers un canyon du coin. Une nature magnifique!
Finalement, notre vision de la Roumanie a changé. La nature était très présente et vraiment belle! On se réjouissait à l'idée de visiter le pays.
Le soir retour à l'atelier ou Alex m'attendait avec mes nouveaux crash bars et portes-valises
Il s'attèle au montage et en 1 heure 30, ma Twin est devenue une autre moto!
Les types de Heavy Duties sont des génies. On a été impressionnés par leur inventivité. Pour vous donner un exemple, ils ont fabriqués eux-mêmes une extrudeuse à plastique pour mouler les coins et les attaches des valises. Chacun de leur outil est un spectacle. Ils fabriquent tout eux mêmes avec des pièces de récup. Presses, cintreuses, HOME MADE.
Et les procédés de fabrications des produits sont totalement artisanaux. Pas d'automatisation! Il y a un grand gaillard, Chopper, caché au fond de l'atelier qui soude les crash, Alex qui gère les stocks et les commendes et les autres qui préparent, astiquent, coupent, cintrent, emballent, extrudent. Une vraie famille!
Alex nous a dis qu'avant d'êtres collègues ils sont d'abord amis, et de ce fait, ils peut compter sur le bon travail de chacun. Le travail est exécute avec passion pour la moto et pour les motards!
En tout cas, nous, on a été séduits par l'équipe et leur produits.
D'ailleurs, après avoir vu leur travail et le matos, j'ai décidé de prendre aussi une paire de valises. Malheureusement, Alex n'avait rien en stock. Les valises sont fabriquées une à une, une fois que la commande est passée.
A ce moment Alex me montre une paire sur l'étagère et me dit que celles là peuvent être prêtes de 4 jours.
Ces valises étaient une série spéciale commandées par un suédois. Des valises 39l avec découpe pour le pot d'échappement. Il me dit aussi que c'était vraiment difficile à les souder à cause de l'espace réduit par la découpe, et qu'il n'en fera pas d'autres.
Il me les montre, me montre les points critiques et me demande si ça m’intéresse. Je suis séduit par le "peu" d'encombrement de ces valises. Pas plus larges que le guidon!
Alex nous propose de me les finir et me les envoyer n'importe ou en Roumanie dans les 4 jours. On accepte.
La bécane est toute belle, les valises sont commandées, mon porte monnaie allégé, on va boire un verre pour finir la journée.
Alex nous emmène dans les bars étudiants de Cluj et on finit tard dans la nuit
9 août
Matinée difficile...
On devait reprendre la route pour partir visiter la Roumanie et Nico avait la terrible envie de tâter le tout terrain. J'avoue que je n'était pas très chaud...et Alex me dit: "T'as la moto préparée maintenant, il y a un chouette chemin qui part au dessus de l'atelier."
Mouais...

On va quand même y aller pour faire plaisir à Nico.
On enjambe les motos vides (sans pactage) et on se dirige vers "the hill of thousand jumps" comme l'appelle Alex.

On y prend gout à ces conneries! Gaz, compression de suspattes, re gaz et pouf, on lâche tout!
Trop bien! une découverte vraiment. Le terrain était magnifique, un pâturage sans cailloux. L'extase!
De retour à l'atelier, l'heure est venue de quitter nos nouveaux amis.
Une dernière photo au colocataire de halle de Alex et son lift improvisé

Et une autre pour le plaisir,une @t bien belle!
Juste avant de reprendre la route, Alex me file un coup de main pour recentrer mon pneu avant qui était mal monté et causait énormément de vibrations
Vraiment, on a rencontré des gars en or!
Une dernière photo en guise d'adieu et nous revoilà partis direction Sighishoara!
Sur la route on a croisé des avions...
Grâce à Alex, on à fait du TT! TT est donc l'acronyme de tôt ou tard...car tu finis toujours par te foutre parterre
Au niveau du Bled de Ludus, on a pris à gauche sur des petites routes, et les routes devenaient de plus en plus petites, et des fois il y en avait plus, des fois on croisait des bergers. C'est incroyable, on a vraiment l'impression qu'ils sont restés il y a 50 ans.
Et ces chemins nous amènent dans des endroits insoupçonnés et parfaits pour poser le camp!
10 Aout. A la découverte de la Roumanie et des Carpattes.
On a traversé la région des Carpattes dans le but d'aller visiter le bourg médiéval de Sighishoara.
Chemin faisant, on a rencontré nos amis les moutons...
Et au moment de repartir, plus rien. Le black-out total sur l'@t. Je coupe le contact et le rallume, tripmaster à 0. J'enclanche le démarreur et denouveau rien. Ca sentait a panne électrique!
Sans trop s'inquiéter, on dépacte la moto, histoire d'accéder à la partie électrique. on vire le cache de la batterie et...

Ils étaient tellement, et sentaient pas très bon.
Bon, une fois les poilus partis, on reprends nos investigations, et un coup de tourne vis sur les cosses de la batterie et l'@t revit!
Vers midi, nous sommes arrivés à Sighishoara. Un village touristique, certes, mais génial.
On gare les motos devant un café, on prend le plat du jour et on demande si on peut laisser notre pactage le temps de la visite de la ville. Pas de problèmes!

Ce qui m'a particulièrement frappé dans le bourg, c'est qu'à l'intérieur, à la place de bétonner ou mettre des pavés, ils ont laissé faire la nature, ce que donne un résultat très vert!
Malheureusement j'ai pas de photos, mais quand Nico aura fini de les faire toutes belles, il les uploadra.
Une fois la visite de la ville finie, on essaye de rejoindre la route Transalpina.
On a croisé des belles reliques industrielles.
Le temps passait et on arrivait gentiment à 19h lorsqu'un château a croisé notre route.
On pouvait le visiter entièrement! Des écuries au sommets de la charpente. Une très belle expérience.
Malheureusement j'arrive pas à retrouver l'endroit. Ils faisaient maison d’hôte pour 10€ p/p!
La nuit commençait à pointer le bout de son nez. On devait trouver un spot pour la tente. La première tentative fut un échec. On s'est retrouvé à crapahuter dans des marécages asséchés pleins de moustiques... La deuxième fut un échec aussi. Le TT devenait un peu trop hard pur nous et surtout il était trop tard pour passer une heure à décoincer les motos.
La troisième fut la bonne. Après presque 5 kilomètres de chemins, on a finalement trouvé notre endroit pour la nuit.
Finalement un bon dodo!
