jflignan a écrit : ↑04 nov. 2022, 18:44
Salut les Collègues,
Me voila donc à la retraite depuis 2 ans (c'est trop bon, croyez-moi !) et arrive le temps des questions... Et là, on a tout le temps pour la réflexion... trop même.
Donc ZE question : n'est-ce pas le moment de me séparer de cette super bécane qu'est la CRF ?... Et pourtant, c'est sans aucun doute la meilleure moto que j'ai possédée... Trop facile, trop belle, jamais la moindre panne, une conso très raisonnable (4.6 max au 100 k)...et tout et tout... Mais pourquoi s'en séparer me diriez-vous ? Eh bien la Belle devient bien lourde à manœuvrer à la main dans les graviers pour la rentrer au garage (aventurière peut-être, mais dormir au chaud lui va très bien); et puis je ne sais pas si j'ai utilisé la moitié de la cavalerie... Trop peur de perdre ce qu'il me restait de points sur le permis; et puis elle pousse vraiment fort, trop pour moi,

quand parfois j'ose tourner la poignée... Trop "d'electronic" aussi, je crois n'avoir jamais utilisé le comodo gauche dédié à l'ODB...
Bref, j'ai roulé 6 ans avec, exclusivement pour la ballade, le voyage... Très peu de ville (Marseille...) ni d' autoroute.
Alors je me tourne, me retourne en fait, vers la CBX... Qui a été revue depuis sa 1ere version que je possédai alors; la nouvelle me parait très bien. Je l'ai commandée chez Honda Marseille mais les délais de livraison semblent bien longs (mi ou fin décembre...).
Alors voila : Suis-je en train de faire une connerie ? Sachant qu'à 65 balais j'ai encore plein d'envies de ballades; dans le rythme et à l'allure qui me va bien, c'est à dire coolos, surtout vue la "répression" et que dans quelques années je veux encore être capable de relever une bécane, mais pas de 240 kgs. Et j'ai surtout envie d'une moto simple et facile... Et les presques 50 cv me seront bien suffisant pour continuer à balader sur les routes alpines, pyrénéennes, italiennes, corses... Et notre collègue Christian 7 parle très bien de son engin, qui je crois est l'ancien modèle (roue avt de 17", mono disque à l'avt).
Donnez votre avis, surtout ceux que j'ai pu rencontré aux Stella, Grok et sorties MTP avec hervé coin coin... Les zotres, ne vous gênez pas non plus. Rien d'urgent pour le moment, j'ai toujours la possibilité de récupérer mes arrhes... Ou de mettre un descriptif pour la vente dans la rubrique dédiée. Donc des niouzes dans pas longtemps !
A+
Ma CB 500 X a la roue de 19 pouces. Le modèle 2022 a le double-disque et la fourche inversée en plus (amélioration constatée:
http://motards-en-voyage.com/essais-de- ... odele-2022).
Il est vrai qu'au quotidien cette moto te facilite la vie. Pas trop haute de selle, facile à béquiller sur la centrale, à manoeuvrer quand je la rentre en marche arrière dans mon petit garage, demi-tour aisé. Pour moi, la seule réserve peut venir de celui qui fait de l'autoroute et (ou) du duo où elle n'est pas dans son meilleur élément. Sinon, à part si tu souhaites des sensations quand tu mets les gaz, elle est très bien et je trouve même que, depuis qu'elle a franchi le cap des 80 000 kilomètres, le moteur a gagné en rondeur et expressivité, comme s'il venait de terminer son rodage (

).
Et, sur les longs parcours ( le mois dernier, j'ai fait 6 étapes de 500 kilomètres par les petites routes soit des journées de 9 à 11 heures de roulage pour aller au salon Eicma), elle se révèle étonnamment confortable, tordant le cou aux certitudes bien ancrées dans le milieu motard (il faut une grosse cylindrée pour voyager loin et confortablement).
Je dirais même que, au contraire, cette extrême facilité de conduite te permet de rester frais en fin de journée, d'éviter les erreurs quand la fatigue s'installe après une longue étape.
Alors, bien sûr, elle n'en impose pas, cette moto discrète, et tu n'as pas le regard admiratif des autres devant ta superbe et imposante moto quand tu passes dans la rue mais ce qui m'importe, c'est le plaisir que m'apporte ma monture et il est toujours présent, dans les nombreux virages que je fréquente, avec cette tenue de route saine en toute décontraction, dans ce sentiment de maîtrise totale de ma monture, lors de rares arrêts à la pompe (tous les 450-500 kilomètres), dans ce frein arrière si facile à doser pour m'aider à tenir la corde quand le virage se referme, dans ses révisions peu coûteuses tous les 12 000 kilomètres, dans l'usure modérée des pneus et kit chaîne.
Avec elle, j'ai progressivement augmenté mes parcours sur des itinéraires sinueux, loin des grands axes et cela me permet de profiter de beaux paysages, de traversées de superbes villages, d'éviter ainsi radars et zone commerciales hideuses.
Et, ma foi, j'aime bien devoir calculer au mieux mes dépassements avec mes modestes 47,5 chevaux. Cela me donne l'impression d'être complètement acteur.
Je me souviens de la petite réserve de mon concessionnaire quand je lui avais annoncé mon intention d'acheter une CB 500 X. Il craignait que je sois déçu de ma descente en cylindrée et il m'avait prêté sa CB 500 X d'essai un week-end pour que je sois sûr de ne pas faire fausse route.
96 000 kilomètres plus tard, je crois avoir assez de recul pour dire que j'ai fait le bon choix.
