On va faire Bavella, on part equipés en motards à 8h30 pour une heure de route en montagne afin de rejoindre les fameuses aiguilles de Bavella et faire une rando au trou de la bombe. Je connais puisque je l'ai faite il y a 5 ans.
La route qui passe à Zonza est en travaux partout, je me méfie avec les pneus route, beaucoup de gravier et de sable sur la chaussée, en duo c'est jamais bon car la roue avant est délestée. On s'arrête en route prendre quelques photos des bleds perchés, et on prend du pain pour le picnic.

Plus on monte et plus la végétation change, on passe du maquis aux petits arbustes, aux forêts de feuillus puis de pins majestueux. Au loin les aiguilles se détachent, la forme du massif est changeante en fonction de la direction d'ou on les aborde, les reliefs des sommets ont l'air de se détacher quand on se raproche.

On suit un moment une Kawa Versys 1200, bien équipée elle doit être pas mal aussi pour faire des bornes à deux, assis en positon confortable. On arrive au parking du col, aujourd'hui c'est gratuit, y'a 5 ans c'était payant.
On se gare à l'ombre à l'endroit le plus haut du parking, c'est un des points de départ de la boucle de notre rando,
et la vue sur les aiguilles est déjà magnifique.


On se change et on range les tenues dans les valises.
C'est partis pour 1h d'approche pour le trou de la bombe, un trou rond dans une montagne percée on ne sait pas comment. Le chemin qu'on choisi fait une boucle avec un dèpart sur une piste forestière ( pour pompiers), à dénivelé constante.

À 11h on est en haut, il n'y a pas trop de monde, la dernière fois c'était la queue pour faire la photo devant le trou, là juste quelques personnes peu téméraires pour aller escalader les derniers mètres pour la photo. C'est vrai que la fin c'est de l'escalade, j'y vais pour le fun, pas de via sécurisée, c'est tout naturel, et vertigineux, j'en bave un peu, c'est normal à "bavez-là"


Photo faite, au lieu de redescendre manger plus bas, je flaire un sentier sur la droite de la descente, on y monte, et là, surprise, non indiqué, après 300m de grimpette suplémentaire on se retrouve sur un belvédère magique avec un arbre couché qui nous servira de salon pour notre casse croute. Un endroit sauvage et fabuleux ou nous resterons seul le temps de manger, comme des nantis de la nature. On a eu du bol de trouver ce coin indiqué nul part. On mitraille de photos.




On redescend tranquillou en continuant une boucle qui nous ramène par le bas du parking, on croise beaucoup de monde, les gens partent trop tard en rando, ils souffrent en descendant de leur bagnole, pas mal feront demi tour après une pause au frais relatif de la forêt, on est entre 28 et 30° en milieu de journée.
D'ailleurs en arrivant au parking on va boire une petite Pietra méritée au bar restau à côté.
La moto est maintenant au soleil, nos séants s'en souviendront, on redescend le col en direction de la côte en short et Tshirt, il fait tellement chaud qu'on va se baigner dans une rivière à la descente, pareil, un coin peinard trouvé au pif, on est seuls, le pied de se rafraichir dans une eau christaline parmis des cascades de rochers.

On redécolle vers 16h30, même eu le temps de fermer les yeux à l'ombre étendus sur un gros rocher plat, bercés par les gargouillis de l'eau...
On trouvera encore quelques points de vue sur les aiguilles avec des angles différents sur la descente du col vers Solenzara.


Direction Porto Veccio nous verrons tout le long de la côte des pompiers et des gendarmes sur les plages... Nous comprendrons plus tard qu'une alerte pollution est en cours sur toute la côte Est suite à un dégazage de bateau illégal...On croise les doigts pour que ces gros connards soient identifiés, et qu'une pollution ne sera pas créée, la nature et le tourisme n'ont pas besoin de ça en ce moment.
Arrêt binouze à Porto Veccio, j'avais pris le centre ville sur le gps, mais le centre historique est en hauteur, gavé de voitures qui n'avancent pas, on ne peut même pas se faufiler avec les valises, du coup on est redescendu dans un bar du port de plaisance.
On se remet en tenue de motard malgrè la chaleur et on rentre à Matra en passant par "the road of the year for me" une départemental ( D59) qui non seulement offre un panorama magnifique sur Porto Veccio et la côte, mais me permet aussi de dégommer un peu le moulin, trop longtemps muselé ces derniers jours. Un ruban avec des courbes constantes et bien dessinées, une invitation à l'attaque, dommage, il n'y a aucun combattant, tant pis, j'imagine qu'il y a Channe qui me poursui et je tape dedans. Mon sds ne dis rien, ça fait de l'air.
Rentrés un peu fatigués, à l'heure pour l'apéro et la piscine.



































