Reprenons...La tempête nous avais coincé dans un hôtel.
Le lendemain nous avons repris la route tôt direction Trondheim. Un peu plus de 300km à faire.
La météo semblait être avec nous. Pas de vent et même du soleil!
On en profite même pour faire une petite séance photo.
Il nous restait encore une sacrée étape à franchir. Le Dovrefjell; un col de 80 km inhabité et hostile.
A vrais dire, on avait aucune idée à quoi on s'attaquait.
En voyant ce genre de machines descendre le col, la pression montait.
On attaque la montée, tout se passait bien. Les conditions étaient bonnes, on a repris confiance et on s'est même permis de dépasser les chasses neige.
Mais arrivés au sommet on s'est retrouvés dans des conditions HALLUCINANTES!
Nous avions un vent de travers d'une centaine de km/h. Jamais je me suis autant cramponné à la bécane. Je serrais les dents, regardais au loin et attendait que ça passe. On avait 80 km à tirer. Une rafale m'a fait dévier de 2m sur la gauche. Elle m'a littéralement déplacé.
Le bruit était assourdissant, j'avais vraiment de la peine à me tenir sur la moto et la faire aller droit. C'était difficile. Et là, au milieu de la tempête, j'ai poussé un ENORME cris. Malgré les conditions, c'était un cris de bonheur. Jamais je me suis senti autant libre.
La traversée de ce col reste un des plus beaux moments passés au guidon d'une moto. Le souvenir impérissable de ce cris au milieu de la tempête.
Finalement, en fin de journée, on arrive sains et saufs à Trondheim. Une petite photo de rigueur devant l'université (qui m’accueillera quelques mois plus tard.)
Et mon ami Olav (que vous avez déjà connu dans d'autres CR) nous attendait pour souper!
On profite de ce séjour "à la maison" pour putzer (comme on dit en suisse) les motos au Karcher.
Elle est belle ma n'amoureuse, hein?
Le voyage en moto se termine ici.
Le devoir nous appelais à la maison. Pour des questions de temps et de sécurité, on a choisi de tricher et de rentrer en bateau.
Prochain post, je mettrais quelques photos du retour.
A bientôt
Jako





