Alambic a écrit :Ça dépend de la moto, du motard, et de l'utilisation de la bête.
____________________
Par contre, en mode arsouille, ça manque carrément de bourrins ! Et si j'ai plutôt bonne réputation dans le coin, c'est surtout parce que les autres sont des tanches. Comme je manque de puissance, je suis obligé d'être super technique et précis dans mes trajectoires et mes freinages. C'est très bien en fait, mais je suis souvent poignée en coin en sortie de virage et je ne serais pas contre un surplus de canassons.
D'un autre côté, c'est parce que je sais que je ne vais pas me faire surprendre par un déchaînement de puissance que je peux me permettre d'être à toc comme ça. Et les mecs avec qui je roule de temps en temps, eux, serrent souvent les fesses lorsque surgissent les étalons au galop de leurs roadsters surpuissants. Résultat, ils flippent et sont moins efficaces, ils perdent le contrôle de leur trajectoire à tenter de ne pas se laisser déborder par leur moto, etc.
+ 1000
Je l'ai relaté ici plusieurs fois. A la fois la frustration de pas disposer de 20 bourrins et couple en plus, et aussi que je crame -malgré mon grand âge

- régulièrement des gars qui veulent me la faire méprisant avec des bombes. Mais seulement quand le terrain m'est favorable, bien obligé, histoire de réduire au max l'avantage chevaux des adversaires.
Adversaires qui ont en plus l'avantage d'une maniabilité/freinage supérieure.
Soit: en descente tournicotante et quand c'est viroleux grave sur le plat avec peu ou pas de ligne droites.
Les rois de la poignée dans le coin sont légion, surtout en ligne droite, mais y'en a peu qui me l'ont faite à la régulière (comprendre à armes égales) et en virage.
Là où ça compte en somme.
Avoir un brêlon limité, ça t'apprend à l'utiliser au mieux et aller chercher ses limites, au lieu que ce soit le brêlon qui fasse vite sortir tes propres limites rapidement

.
Plus c'est puissant, plus tes limites augmentent, pas de secret. Tout le monde est pas qualif' Moto GP.
Toutes les semaines j'en vois, toutes les semaines j'en chatouille un ou deux, toutes les semaines je vois les limites des bécanes pleines de CV et surtout de ceux qui les mènent.
Enfin ... surtout l'été
Après, là où je vois une grosse différence entre les années où j'ai commencé à rouler et maintenant, c'est que nous on attaquait avec une 125 à 13 cv, puis on passait à une 350 ou 500 à 45/50 puis plus gros à 80 Cv, puis si on était encore vivant, les années passant on pouvait faire joujou avec des machins à 100, 120, 150 cv etc.
Bref, on accumulait de l'expérience, rapport à la puissance.
Maintenant, les jeunes sortant de la période "probatoire bridée" peuvent directement mettre la main sur des machins débridables à 180 cv, ou simplement sur des machines non débridées à 100, mais avec couple ultra conséquent.
Et le couple, c'est de la patate.
Résultat: y veulent des trucs puissants, y z'ont, mais le moins qu'on puisse dire est que la majorité maitrise pas vraiment en utilisation speed.
Je m'en suis pris chais pas combien comme ça, genre ça les énerve de me voir dans leur rétro, un virolo, un petite ligne droite > GAZ > CV > on arrive sur une épingle, le gars saute sur les freins, pas de bol trop de CV donc trop vite, la bécane en appui grave sur l'avant, l'arrière qui balaie, à l'agonie, et je le passe dans mes chaussons au freinage (avec mon simple disque faiblard avant que je monte un avant de PD10) à l'intérieur et point.
Idem ceux qui se laissent embarquer par l'accélération en courbe vers l'extérieur et qui sont obligés de couper rapido pour enquiller le virage suivant quasi à l'arrêt.
Toi t'arrives avec la bonne trajectoire, moins vite certes, mais tu le carbonise au virolo 2 et bye.
Peu de CV, c'est le vrai apprentissage de la conduite.