Etape 1 : comme tous les matins je prends la moto pour aller travailler, ça sera la Transalp aujourd'hui avec son nouveau moteur de qq jours. Il fait un peu frisqué, allez je mets le pantalon hiver (celui avec les coques aux genoux), ça faisait qq jours que je l'avais délaissé, il faisait tellement bon ces derniers temps
Etape 2 : après 10 kms de campagne, je rejoins la rocade nord-ouest, il y a déjà pas mal de circulation, le moteur de la transalp ronronne
Etape 3 : je suis sur la voie de gauche, j'ai un sifflement étrange, je double un gros camion avec plein de roues motrices, ce doit être lui. Pas le temps de réfléchir, la moto devient inconduisible de l'avant.
A droite les 8 essieux du camion, à gauche le muret central en béton, ce sera la gauche, pas le temps d'avoir peur, c'est l'impact
A cet endroit, le muret central est double, un pour chaque sens de circulation, séparés d'un bon mètre, avec de la terre entre les deux jusqu'en haut, et de l'herbe au dessus.
Je suis éjecté de la moto par l'avant, comme ma trajectoire est très tangentielle aux murets, j'atterris sur le terre-plein dans la terre et fait plusieurs tonneaux, je vois défiler les voitures à vive allure dans l'autre sens de circulation pas loin de ma tête...
Ca va monsieur ?
dit la conductrice qui a pilé derrière moi, merci madame
Je suis assis sur la terre du muret central. Je regarde mes jambes, surtout la gauche qui a tapé le béton. Elle est bien là.
Je n'en reviens toujours pas, j'ai fini ma course à 1 m du sol dans l'herbe au milieu de 4 voies de circulation d'une rocade à l'heure de pointe.
Le reste est de l'anecdote.
J'ai eu les secours au téléphone, juste un peu mal au poignet, ça ira. J'attends la dépanneuse.
La dame est parti après qu'un un motard se soit arrêté.
On parle de l'impact, je lui fais voir mon genou gauche, le textile extérieur n'existe plus, et on voit l'impact sur la coque.
Le gars est tout pâle, il me fait voir le jeans qu'il porte.
C'est sûr que ce coup là sans la coque, je n'avais plus de genou.
Le dépanneur me ramène à la maison.
Marco, tu vas pas arrêté la moto sur ce coup là, tu en as vu d'autres.
Bon je prends l'Africa pour aller au boulot.
Du midi, petit passage à l’hôpital, ce sera une entorse du poignet gauche.
Merci aux protections de ma tenue moto, merci au pare-carter qui a sûrement amorti le choc et merci à ma bonne étoile

















