Destination : La Corse
Pour mamie T@, la préparation a porté sur l'équipement : achat d'une paire de sacoches cavalières chez Daffy moto (99 roros), une bonne vidange faite par mes soins (si, si, rappelez-vous, c'était ma première vidange et tout c'est bien passé grâce à vos conseils), changement des ampoules phare/veilleuse et feu AR, achat d'une bombe anti-crevaison (tout le monde me disait que les routes Corses étaient bourées de nids de poules). Pour le confort, j'avais acheté un tapis de sol de fitness à Décathlon (10 roros) : c'est de la mousse super épaisse (1,5 cm) qui se moule très facilement sur les surfaces courbes de la selle. Fixée avec du scotch toilé large, ce petit revêtement suplémentaire m'a bien aidé à suporter les km. Ma femme a aussi trouvé un plus au niveau confort. 'Cheery on the cake', la couleur bleue donnait un nouveau cachet à mamie.
Enfin, un ami m'a forgé/soudé des suports pour les sacoches en fer plat. Rien n'a bougé. Le fer plat permet aux sacoches de reposer sur une surface assez large.
Pour le fun, j'ai installé une montre rétroéclairée de R5 et réalisé le petit montage permettant de déclancher manuellement le ventilo (en balade avec madame derrière, dès qu'il fait chaud, le moteur chauffe vite).
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Le trajet prévu : Bayonne (64) -> Nuit à Toulouse chez un pote -> Nuit à Sanary à coté de Toulon chez des amis -> Nice pour embarquer sur le ferry -> Arrivée à Bastia vers 20h le dimanche soir -> Saint-Florent distant de 20km.
Le vendredi prévu pour le départ, il fait chaud au Pays Basque, et dans l'après midi, le ciel se couvre gros cumulonimbus (n'oubliez pas que je fais aussi du parapente et que je connais les nuages
J'ai oublié de vous dire : madame est en voiture et moi en moto, car si nous partons à 2, nous reviendrons à 4 puisque ma fifille et son copain doivent nous rejoindre la 2e semaine de notre séjour.
Passage au pieds des Pyrénées à partir de Pau. La température descend brusquement (il est dejà 20h00) et je dois m'arrêter pour passer une petite laine. C'est serait idiot de chopper la crêve.
Nuit sympa chez le copain, qui me permet de me reposer dans un bon lit après cette petite mise en jambe de 280 bornes. On a roulé à 130-140 et je remarque que mamie à déjà consommé de l'huile.
Le lendemain, départ vers 6h du mat pour éviter les bouchons sur l'autoroute (on est le weekend du 19-20 aout et c'est une journée classée rouge). Effectivement, c'est une bonne idée car nous ne seront "pas trop" ennuyés, sauf aux péages.
Mon petit bricolage "support de carte bleue" m'est très util et facilite les arrets ticket/péage. J'ai surpris de nombreux regards curieux de la part des préposés des péages sur mon système, habitués aux longues secondes nécessaires aux motards pour enlever les gants/trouver le ticket/trouver la CB/payer/ranger le ticket/remettre les gants. Moi, je prends la carte bleue et le ticket ensemble dans le support sur la console des compteurs, et je les y reglisse en un temps record, sans même enlever les gants.
Arrivée à Sanary en début d'aprèm après plus de 6h de route. J'ai un peut mal aux fesses mais à peine. Le rajout de mousse sur la selle est efficace. On mange et on se fait une sieste réparatrice. Visite de Sanary, pizza au bord de la plage le soir. Ca sent déjà bien les vacances.
Le lendemain, on a environ 2h de route pour arriver à Nice. Donc on y va pépère. Enfin presque. A force de s'amuser à faire la course avec ma femme, celle-ci se fera flasher et on trouvera le PV à notre retour de vacances, 15j plus tard. Ouf, 120km/h au lieu de 110, c'est pas trop grave...
Arrivée à Nice, je me fais doubler par 2 Ferraries en moins de 5mn. Il doit y avoir un nid par ici...
Arrivée au port, très bien fleché depuis l'autoroute. On fait les pleins d'essence car on sait que sur l'ile, elle est beaucoup plus cher que sur le continent (plus cher que sur les autoroute). Le 95 etait à 1,44 en Corse, alors qu'il n'etait qu'à 1,37 sur les autoroutes et à 1,18 roros dans les grandes surfaces en France.
Au port, je suis la 1ere moto, et je suis tout fier de poser ma T@ devant toutes les BAR qui attendent déjà en file indienne. Les conducteurs me regardent passer avec un petit air d'envie. D'autres motards viendront bientot s'aligner derriere moi, dont un couple en BMW qui avaient raté le bateau du matin. A propos de bateau, le notre aura 2h de retard, et au lieu d'arriver à 20h00 à Bastia, c'est à 22h00 que nous débarqueront.
Foutoir au débarquement, je sors de la gueule du bateau bien avant ma femme qui est coincée dans le flot des voitures. Et là, IL PLEUT !!! Le gros orage que j'avais évité au Pays Basque, je me le paye en Corse, de nuit, dans un patelin que je ne connais pas. Je vous dis pas la galère pour trouver la route vers St-Florent, car, comme au Pays Basque, les paneaux indicateurs sont peinturlurés et les noms des villages en français sont rayés et il ne reste que le nom en Corse.
Il faut passer par un col car Saint Florent est sur le côté ouest du Cap Corse, et Bastia est sur la face Est. De nuit, sur une route de montagne virevoltante inconnue, non balisée, sans éclairage publique, avec des éclairs qui trouent la nuit et le tonnerre qui roule dans la montagne, je vous dis pas la galère. De plus, ma femme en voiture me colle aux fesses car elle n'est pas très à l'aise de nuit. Ca m'arrange bien car ses phares m'éblouissent dans les rétros...
Bref, nous arriverons quand même à la location que nous avions réservé. Je suis trempé mais heureux. Je vous raconte pas les odeurs pendant le trajet dans la montagne : l'adjectif "capiteux" prends ici son véritable sens.
Ce sera le seul et unique épisode humide de ces 15 jours. Nous auront beau temps tous les jours. Parfois avec du vent, mais jamais désagréable.
Les routes Corses ne sont pas des pistes comme on me l'avait dit et il faudra aller au bout du Cap Corse pour trouver une portion en mauvais état. Ce n'est que du bonheur : ca tourne dans tous les sens. On n'use que les flancs des pneus.
Les Corses conduisent certe vite, mais bien. Les 2 premiers jours, on est un peut surpris, mais apres, on aprécie. Je me rappele d'un Kangoo que j'ai doublé, mais en étant obligé de tirer sur la poignée de mamie. Sur le continent, tu trouves un kangoo devant toi, tu rigoles. Là, le mec, il freinait jamais dans les virages, et si jamais il freinait, ça voulait dire qu'il y avait une super épingle qui allait pointer son nez. En plus, les bouts droits avec de la visibilité, c'est pas souvent.
Il y a beaucoup d'italiens qui visitent la Corse. Autant les automobilistes Français se poussent lorsqu'ils voient une moto dans le rétro, autant les italiens ne font rien. De même, les motards italiens ne disent pas bonjour. Ce sont de gros !@#&. Tu peux les croiser, tu peux les doubler, tu peux te faire doubler, ils te répondent JAMAIS ces enfoirés !!!
Les corses aprécient qu'on se pousse pour les laisser passer. Généralement, eux, ils sont pas en vacances, et ils te remercient soit d'un geste de la main soit d'un petit coup de klaxon si tu te pousses. Toi t'en a rien à faire de te faire doubler, puisque tu mattes le paysage. Lui, il doit peut être aller pointer pour un patron qui va l'engueler si il arrive à la bourre...
Après, pour ce qui est des paysages, c'est un régal. Des criques bleues ou vertes à chaque virage. La montagne qui tombe dans l'eau. Des plages de sable ou de galets noirs. La Corse étant d'origine volcanique, les roches sont rouges, vertes ou noires, et les montagnes sont des pointes acérées.
Voici quelques photos :
Mamie avec sa selle améliorée et ses supports de sacoche

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Quelques vues prises autour du Cap Corse, que nous avons fait en 12h : à chaque virage, on trouvait une plage sympa où on s'arretait ploufer, ou un petit port à visiter... Sinon si on ne s'arrete pas, c'est 3h de route, mais franchement je vois pas l'interet d'aligner des km de cette façon.
Le village d'Herba Lunga

D'autres villages en vrac






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Arrivée au bout du Cap Corse, ma copilote est inquiete : elle cherche le chemin pour arriver à l'extrémité du Cap. En effet, la route ne va pas jusqu'au bout, et il faut prendre une toute petite départementale pour arriver au bout du bout.

Au bout du Cap Corse, il y a une petite île, qui est le morceaux de terre Corse le plus au nord de l'île

Une fois arrivée face à cette île, nous faisons une drôle de rencontre : un homme joue de l'accordéon, seul, assis face à la mer.

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Encore quelques superbes coins trouvés le long du Cap Corse :






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Comme je vous le disais, la Corse est d'origine volcanique et voici le genre de relief que vous pouvez y trouver :

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Certaines petites plages ne sont accessibles que par la mer. La location de kayaks de mer permet de découvrir des endroits magnifiques :

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Quant à Mamie, si elle a couché à la belle étoile, c'était quand même à l'abris d'un palmier... J'espère qu'elle a aprécié.

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En conclusion, je ne peut que vous inciter à aller en Corse, vous ne le regretterez pas.
Le coût du transport pour moi et la T@, c'est 90 euros par trajet (donc 180 A/R) par Corsica Ferries, en s'y prenant un peut à l'avance. Sur place la vie est assez cher car tout est importé et le coût du transport est répercuté. Il n'y a des grandes surfaces que dans les grandes villes comme Bastia, Calvi ou Ajaccio. Ailleurs on ne trouve que des superettes avec leurs tarifs élevés. L'essence est chère mais on consomme moins car on roule moins vite. Mon autonomie au Pays Basque (humour...) est de 250 km si je fais attention, plustot 230 en usage normal. En Corse, je suis arrivé à 300km sans forcer. C'est sûr que les paysages sont tellements beau que t'en a rien à faire de rouler vite. En plus tu roules soit en casque Jet soit avec la visière relevée, pour ne rien rater des odeurs du maquis.
Mamie a pas mal consommé d'huile par contre : pratiquement 1,5L pour faire les 800km d'autoroute Bayonne->Nice. Il faut dire qu'on a roulé à 130-140 avec des pointes à 150 lors de dépassements. Ca nous fait du 7500 t/mn, et là la conso d'essence et d'huile en prennent un coup => autonomie de 200km maxi sur autoroute
La chaine n'a même pas eu besoin d'être retendue.
Décidément, j'adore cette moto
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PS : j'allais oublier de vous parler de la bière Corse à la chataigne. Je l'ai autant apréciée que les rosés du Cap Corse. Je dis bien "LES" rosés, car on en a gouté pas mal. Ils sont pas tous pareils, mais on a quand même finis les bouteilles à chaque fois avec ma moitié
Pis on a ramené du rouge aussi, ben il est pas dégueux non plus. Boire ou conduire ? Nous on a des saccoches et on ramène des provisions dedans...
▄▀▄▀ SONDAGE : Des à-coups sur les TRANSALP 750 ?! ▄▀▄▀ 













