Il y a encore quelques moi, je n'avais jamais fait de vidange moi même, et c'est déjà grâce aux conseils des membres du forum que j'avais réussit à le faire (avec toutes les angoisses du néophytes).
Aujourd'hui je viens de refaire mon embrayage, tout seul, comme un grand, et cela grâce aux nombreux posts du forum. Il y a longtemps que je devais le faire, mais je repoussais toujours, par peur de me retrouver bloqué avec un carter démonté et ne sachant plus comment m'en sortir.
Je vous raconte un peut les 2 jours que je viens de passer (oui, il m'a fallut 2 jours pour arriver à mes fins - que les cadors de la mécanique ne rigolent pas) - Bon, pas 2 jours à temps complet, mais que j'ai commencé hier et que j'ai fini aujourd'hui à 14h30. Entre temps, je suis allé un peut ) la plage aussi
Donc, on commence par la commandes des pièces nécessaires chez Honda : les disques lisses, les disques garnis, des ressorts - 4 bougies (tant qu'a démonter la moto, autant en profiter) - filtre à huile - un joint de carter d'embrayage.
J'ai étalé tout cela sur plusieurs mois, depuis le début de l'année, pour ne pas faire une grosse dépense d'un coup. A chaque fois que je rentrais dans le garage, je regardais les pièces en me disant "il va quand même falloir le faire un jour ..." - On verra le week-end prochain.
Début juillet, je suis en vacances pour 1 mois - Je contacte un copain qui est un restaurateur de vieilles motos (gnome-rhone, vieilles BMW, etc...) pour qu'il m'épaule dans la tâche, car j'étais encore très très hésitant. Il me répond que "pas de problème, mais pas tout de suite et qu'il me recontactera". 3 semaines plus tard et 2 emails plus loin, il continue à me répondre que cela ne le dérange pas, mais que là, c'est toujours pas possible.
Entre temps, j'avais déniché une clef à choc électrique qui se branche sur l'allume cigare, pour 29 €, ce qui déjà m'avait rassuré quant au démontage de ce satané écrou de la cage d'embrayage.
Donc hier, je me dit que c'est ma dernière semaine de vacances, que le surlendemain, c'est l'ouverture des fêtes de Bayonne, et que je n'ai plus que ces 2 jours pour me décider.
Les problèmes rencontrés :
- Les boulons du collier d'échapement complètements rouillés. J'ai pu en venir à bout à l'aide de 15 litres 1/2 de WD40
En plus, au final j'ai tombé la ligne entière d'échappement, donc je me suis fais chier pour rien.
- Les collecteurs d'échappement : ils ont été très très dûrs à enlever. Encore plus à remonter.
Je vidange, je change le filtre à huile. A ce sujet, vous utilisez quoi comme outils pour le dévisser ? Moi c'est tourne-vis planté par un grand coup de marteau, et ca me sert de levier.
Une fois l'échappement enlevé, j'accède donc enfin au carter d'embrayage. Aucune difficulté pour dévisser toutes les vis. Sauf qu'une fois toutes les vis démontées, je m'apperçois qu'il y en a 2 qui sont plus courtes que les autres, mais que je ne l'ai pas remarqué, et que donc, je ne sais pas où elles vont
J'accède enfin au saint graal : la cloche d'embrayage. Object mythique que je n'avais encore vu qu'en photo sur Transalpage. C'est bien la même merdre qu'en photo, l'huile en plus. Car bien entendu, les mécanos qui mettent des photos, ils nettoient les pièces avant. Ils disent pas que tu vas te pourrir le jean et les baskets !!!
On va attaquer le point noir : le boulon qui est sur l'axe. J'engage le 5e rapport, je sors ma clé à choc, je la branche sur la batterie de la T@, et j'appuie sur la gachette. Miracle, 2 ou trois coups, le boulon est dévissé, sans forcer. Seul petit bémol : lors du montage précédent, le mécano avait donné un coup de pointeau pour bloquer l'ecrou. Résultat : un bon morceau du filetage de l'écrou a décidé de reprendre sa liberté. Comme pour les vis du carter, on verra bien au remontage.
Je sors donc les disques en regardant bien l'orde de montage. C'est pas bien compliqué. Petit moment d'angoisse au remontage : il faut terminer l'empilement avec un disque plus fin que les autres, et bien sur, je n'ai que 6 disques identiques. Il manque le 7e qui est différent des autres. Tant pis, je remet donc celui d'origine.
J'ai galéré pour remonter la cloche d'embrayage car il faut faire coincider les encoches de la cloches et les cannelures de l'axe. Apres plusieurs essais, je remonte le tout.
Re clé à choc pour revisser l'écrou, et re petit coup de pointeau pour le maintenir. En définitive, le morceau de filtage qui avait sauté ne m'a pas posé de problème.
Remontage du carter, je commence par les 2 vis les plus courtes pour trouver à quel endroit elles se trouvent bien, et je termine par les plus grandes.
Enfin, je m'attaque au remontage de la ligne d'échappement, et là, j'ai bien dû y passer plus de 1 heure. Si je rentrais le collecteur avant, l'arrière ne rentrait plus, et inversement. Je vous dis pas la crise de nerf. Au bout d'un moment, j'ai réussit.
Changement des 4 bougies, ajout de 2,4 L de bonne huile minérale, et je mets le contact.
Miracle de cette mécanique hyper fiable, ça part du 1er coup.
Et depuis, je suis super content de moi, j'ai les chevilles qui sont aussi grosses que les biceps à Popeye
En plus, cela n'a pas été inutil : la moto est beaucoup plus souple (démarrages plus cools) et les accélérations plus franches : tu m'étonnes, mon embrayage ne patine plus. J'arrive même à démarrer la moto avec une vitesse enclenchée, ce qui était devenu impossible.
Désolé d'avoir été long sur ce récit somme toute banal, et encore un grand merci au forum.
▄▀▄▀ SONDAGE : Des à-coups sur les TRANSALP 750 ?! ▄▀▄▀













