Rodage et post rodage
Posté : 04 avr. 2026, 11:31
Salut les gens,
Puisqu'on m'a forcé de rester ici à coups de menaces, je publie ici mon essai de moto ainsi que la suite logique, le roadbook de mon prochain voyage.
Pour ceux qui n'ont pas lu mon mot de départ avorté du groupe, j'ai décidé de me séparer de ma Transalp 2025 de 10 mois et 15.000 km, après avoir essayé l'Africa Twin Adventure Sport DTC. J'aurais pas dû l'essayer. Ayant cédé aux sirènes de l'@, je me suis dit alors que Transalpage étant né de la Transalp, je n'avais plus de raisons de rester ici et que je devais migrer sur le forum ad hoc.
Revenons à nos moutons : dans la précipitation, j'ai donc essayé l'@ ce jeudi soir. Voici la copie de mon débrief publié par ailleurs :
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La nuit dernière, j'ai fait un rêve. Et alors, ça arrive à tout le monde, non ?
Dans mon rêve, il y avait une boîte DCT (et non pas DTC, ça fait pas le même effet me souffle gentiment à l'oreille Marie, l'oeil malicieux).
Nuit pourrie donc. Subséquemment ce matin, je me dit "mon gars, aujourd'hui, il faut que tu prennes rdv avec le Monsieur de Hamamatsu pour tenter d'en comprendre plus sur ce truc dont au sujet duquel il est question dans ces vidéos que tu as poncées hier au soir".
D'abord, aller chercher du sable pour le copain du village qui veut recaler ses pavés, atteler la remorque, vider à coups de seaux, ... Mais je m'égare, là.
Midi moins le quart, coup de fil chez Honda "vous pouvez me réserver un créneau cet après-midi, c'est pour une @ DTC... Euh, non : DCT ? Z'avez ça en stock, mon brave ?".
Jardinage cet après-midi, encore des dalles à caler, jusqu'à ce que le téou me rappelle que j'ai un rdv à honorer. J'enfourche l'XLT et file vers la concession de Puilboreau où j'ai demandé pour la énième fois de bien vouloir trouver une solution afin que mes jantes soient enfin tubelessées grâce à l'autre Monsieur, le bien nommé Bartubeless.
Accueil, prise de contact avec le commercial, un jeune de 23 ans, signature du papelar qui te rappelle qu'en cas de chute ça va te coûter wattmille eurobrouzoufs, direction la moto : c'est une jolie Africa Twin Adventure Sport, la même que celle d'un de mes potes. Présentation de la belle et de son tableau de bord d'avion avec ses commodos pour lesquels même Toutenkamion aurait trouvé aisé de se retrouver au fin fond de sa pyramide. On évalue la hauteur de selle et, le Ciel m'eût entendu, il existe une position basse pour les nains de mon espèce : mise à niveau, juste au poil pour mon gabarit de "court-sur-pattes". C'est la première fois que je grimpe sur une moto sans levier d'embrayage ni sélecteur de vitesse. Sensation étrange : moto ou scooter ?
Les explications de base allongées par le bonimenteur vers mes essegourdes avides de nouveauté, contact, je pousse sur le bouton magique "D" ; légère rotation de la poignée droite et le bidule à deux roues s'ébroue dans une douceur proche de celle d'un tapis volant piloté par Nathalie Portman, les yeux de biche en moins. Evidemment, ça ne rate pas, ma main gauche cherche désespérément l'embrayoir tandis que mon pied gauche se morfond devant le vide intersidéral laissé par l'absence de sélecteur de vitesse. Sensation étrange, vous avez dit ? Certes.
Et voilà que, deux kilomètres plus loin, j'ai déjà oublié qu'il y a une boîte de vitesses : j'ai l'impression d'être né sur cette moto, tout (ou presque) semble intuitif, l'équilibre, l'ergonomie, le poids. Oui, j'ai dit "le poids" : ma première inquiétude, lorsque j'ai échangé avec le commercial, c'était cette notion de poids. "Mais vous allez voir, Monsieur et Cher Client, le centre de gravité est tel que vous ne verrez pas de différence avec votre moto actuelle, les masses sont si bien réparties que, etc, etc, etc.". Eh bien vous n'allez peut-être pas le croire, mais à aucun moment je n'ai constaté que cette brêle pesait quarante kilos de plus que ma Transalp. Tout s'est déroulé dans une douceur et un équilibre incroyable, si bien qu'à aucun moment je n'ai été pris en défaut.
Parti aux heures de sortie des bureaux, j'ai subi quelques bouchons, joué un peu du gymkhana entre les boîtaroues, marqué les stop's, tricoté dans les abords de la périphérie de La Rochelle, puis me suis dégagé vers les extérieurs et les petites routes de campagne "comme si j'étais né dessus". Je me souviens, la dernière fois que j'ai ressenti cela, c'était lors de l'essai de la 800VFR, puis aussi avec la R1150GS mais dans une moindre mesure. Cette moto est incroyablement facile, se balade tranquillement entre 2 et 3000 t/mn sans broncher, ce qui n'empêche tout de même pas de forcer le frein moteur ou chercher le rapport supérieur avec les gachettes ad hoc lorsqu'on hausse un poil le rythme.
Me voilà revenu à la concession après trois quarts d'heure de sourire banane, des étoiles plein les yeux, un émerveillement que je n'avais plus connu à moto depuis des lustres. Cette moto m'a fait un choc, c'est vraiment le cas de le dire. Sa selle, un peu ferme encore (elle n'a que 500 km au compteur) mais déjà fort accueillante, ses suspensions pilotées vraiment efficaces sur les petites routes de campagne, sa protection amplement suffisante pour qui se traine à ma vitesse de sénateur, ses reprises vigoureuses pour dépasser l'encore plus trainard que moi, son guidon qui tombe parfaitement sous les mains, tout concourt à ce que cette moto puisse devenir un jour une compagne de voyage de laquelle je ne saurais descendre, même une fois la journée bien avancée.
Reste le tarif un tantinet élevé, et puis aussi le temps que je vais devoir laisser passer pour me remettre d'un tel essai.
Ben mon vieux, je comprends aujourd'hui le bonheur d'avoir vieilli pour apprécier ce type d'engin à sa juste valeur, celle d'une moto pour rouler tranquille et voyager en toute quiétude.
Voilà, c'est terminé pour ce soir, vous pouvez aller câliner en paix.
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Donc, cet essai, c'était jeudi soir. Signature du bon de commande sur le champ avec reprise à vil prix de ma Transalp (argh !). Moto en stock, elle est disponible dès aujourd'hui mais, à cause du blocage des virements bancaires jusqu'à mardi, impossible de payer par virement. Je vais donc attendre mercredi pour récupérer la moto, ce qui me laisse le temps de commander l'indispensable béquille centrale pour ma prochaine virée, et les crashbars aux cas ou la moto m'échapperait. Quant au GPS, j'espère que mon appli MyRouteApp passera sur le carplay qui équipe la moto.
Ensuite, rodage sur deux jours, révision des mille le mardi 14 et, mercredi 15, départ pour un roadbook que j'avais dessiné pour une balade de +/- 6600 kilomètres avec la Transalp. Je crois que je vais vite l'avoir en main, cette ATAS DCT.
Comme je suis un vieux schnock, comme écrit par ailleurs, je ne dors qu'en dur et chambre solo, donc pas de dortoirs sur ma route, pas plus que de tente, juste agriturismo et autres plaisirs du genre. Pour les dodos, j'ai prévu... enfin non, je n'ai rien prévu de plus que réserver au jour le jour le lieu de mon hébergement au gré de mon avancement, +/- 400 km par jour selon les conditions et les visites : Booking sera mon ami de voyage. Le roadbook est indicatif, parce que je me réserve toujours l'autorisation de digressions au gré de mes envies, de la météo (je joue parfois à cache-cache avec les nuages), voire des décoltés qui se présentent sur mon chemin. Oup's ! Marie ne lit pas le forum, ça va m'éviter quelques corvées.
Bon, c'est pas le tout mais j'ai encore plein de choses à préparer avec ce changement de moto impromptu, donc place à la carte, en espérant que ça vous donnera des idées.
Puisqu'on m'a forcé de rester ici à coups de menaces, je publie ici mon essai de moto ainsi que la suite logique, le roadbook de mon prochain voyage.
Pour ceux qui n'ont pas lu mon mot de départ avorté du groupe, j'ai décidé de me séparer de ma Transalp 2025 de 10 mois et 15.000 km, après avoir essayé l'Africa Twin Adventure Sport DTC. J'aurais pas dû l'essayer. Ayant cédé aux sirènes de l'@, je me suis dit alors que Transalpage étant né de la Transalp, je n'avais plus de raisons de rester ici et que je devais migrer sur le forum ad hoc.
Revenons à nos moutons : dans la précipitation, j'ai donc essayé l'@ ce jeudi soir. Voici la copie de mon débrief publié par ailleurs :
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La nuit dernière, j'ai fait un rêve. Et alors, ça arrive à tout le monde, non ?
Dans mon rêve, il y avait une boîte DCT (et non pas DTC, ça fait pas le même effet me souffle gentiment à l'oreille Marie, l'oeil malicieux).
Nuit pourrie donc. Subséquemment ce matin, je me dit "mon gars, aujourd'hui, il faut que tu prennes rdv avec le Monsieur de Hamamatsu pour tenter d'en comprendre plus sur ce truc dont au sujet duquel il est question dans ces vidéos que tu as poncées hier au soir".
D'abord, aller chercher du sable pour le copain du village qui veut recaler ses pavés, atteler la remorque, vider à coups de seaux, ... Mais je m'égare, là.
Midi moins le quart, coup de fil chez Honda "vous pouvez me réserver un créneau cet après-midi, c'est pour une @ DTC... Euh, non : DCT ? Z'avez ça en stock, mon brave ?".
Jardinage cet après-midi, encore des dalles à caler, jusqu'à ce que le téou me rappelle que j'ai un rdv à honorer. J'enfourche l'XLT et file vers la concession de Puilboreau où j'ai demandé pour la énième fois de bien vouloir trouver une solution afin que mes jantes soient enfin tubelessées grâce à l'autre Monsieur, le bien nommé Bartubeless.
Accueil, prise de contact avec le commercial, un jeune de 23 ans, signature du papelar qui te rappelle qu'en cas de chute ça va te coûter wattmille eurobrouzoufs, direction la moto : c'est une jolie Africa Twin Adventure Sport, la même que celle d'un de mes potes. Présentation de la belle et de son tableau de bord d'avion avec ses commodos pour lesquels même Toutenkamion aurait trouvé aisé de se retrouver au fin fond de sa pyramide. On évalue la hauteur de selle et, le Ciel m'eût entendu, il existe une position basse pour les nains de mon espèce : mise à niveau, juste au poil pour mon gabarit de "court-sur-pattes". C'est la première fois que je grimpe sur une moto sans levier d'embrayage ni sélecteur de vitesse. Sensation étrange : moto ou scooter ?
Les explications de base allongées par le bonimenteur vers mes essegourdes avides de nouveauté, contact, je pousse sur le bouton magique "D" ; légère rotation de la poignée droite et le bidule à deux roues s'ébroue dans une douceur proche de celle d'un tapis volant piloté par Nathalie Portman, les yeux de biche en moins. Evidemment, ça ne rate pas, ma main gauche cherche désespérément l'embrayoir tandis que mon pied gauche se morfond devant le vide intersidéral laissé par l'absence de sélecteur de vitesse. Sensation étrange, vous avez dit ? Certes.
Et voilà que, deux kilomètres plus loin, j'ai déjà oublié qu'il y a une boîte de vitesses : j'ai l'impression d'être né sur cette moto, tout (ou presque) semble intuitif, l'équilibre, l'ergonomie, le poids. Oui, j'ai dit "le poids" : ma première inquiétude, lorsque j'ai échangé avec le commercial, c'était cette notion de poids. "Mais vous allez voir, Monsieur et Cher Client, le centre de gravité est tel que vous ne verrez pas de différence avec votre moto actuelle, les masses sont si bien réparties que, etc, etc, etc.". Eh bien vous n'allez peut-être pas le croire, mais à aucun moment je n'ai constaté que cette brêle pesait quarante kilos de plus que ma Transalp. Tout s'est déroulé dans une douceur et un équilibre incroyable, si bien qu'à aucun moment je n'ai été pris en défaut.
Parti aux heures de sortie des bureaux, j'ai subi quelques bouchons, joué un peu du gymkhana entre les boîtaroues, marqué les stop's, tricoté dans les abords de la périphérie de La Rochelle, puis me suis dégagé vers les extérieurs et les petites routes de campagne "comme si j'étais né dessus". Je me souviens, la dernière fois que j'ai ressenti cela, c'était lors de l'essai de la 800VFR, puis aussi avec la R1150GS mais dans une moindre mesure. Cette moto est incroyablement facile, se balade tranquillement entre 2 et 3000 t/mn sans broncher, ce qui n'empêche tout de même pas de forcer le frein moteur ou chercher le rapport supérieur avec les gachettes ad hoc lorsqu'on hausse un poil le rythme.
Me voilà revenu à la concession après trois quarts d'heure de sourire banane, des étoiles plein les yeux, un émerveillement que je n'avais plus connu à moto depuis des lustres. Cette moto m'a fait un choc, c'est vraiment le cas de le dire. Sa selle, un peu ferme encore (elle n'a que 500 km au compteur) mais déjà fort accueillante, ses suspensions pilotées vraiment efficaces sur les petites routes de campagne, sa protection amplement suffisante pour qui se traine à ma vitesse de sénateur, ses reprises vigoureuses pour dépasser l'encore plus trainard que moi, son guidon qui tombe parfaitement sous les mains, tout concourt à ce que cette moto puisse devenir un jour une compagne de voyage de laquelle je ne saurais descendre, même une fois la journée bien avancée.
Reste le tarif un tantinet élevé, et puis aussi le temps que je vais devoir laisser passer pour me remettre d'un tel essai.
Ben mon vieux, je comprends aujourd'hui le bonheur d'avoir vieilli pour apprécier ce type d'engin à sa juste valeur, celle d'une moto pour rouler tranquille et voyager en toute quiétude.
Voilà, c'est terminé pour ce soir, vous pouvez aller câliner en paix.
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Donc, cet essai, c'était jeudi soir. Signature du bon de commande sur le champ avec reprise à vil prix de ma Transalp (argh !). Moto en stock, elle est disponible dès aujourd'hui mais, à cause du blocage des virements bancaires jusqu'à mardi, impossible de payer par virement. Je vais donc attendre mercredi pour récupérer la moto, ce qui me laisse le temps de commander l'indispensable béquille centrale pour ma prochaine virée, et les crashbars aux cas ou la moto m'échapperait. Quant au GPS, j'espère que mon appli MyRouteApp passera sur le carplay qui équipe la moto.
Ensuite, rodage sur deux jours, révision des mille le mardi 14 et, mercredi 15, départ pour un roadbook que j'avais dessiné pour une balade de +/- 6600 kilomètres avec la Transalp. Je crois que je vais vite l'avoir en main, cette ATAS DCT.
Comme je suis un vieux schnock, comme écrit par ailleurs, je ne dors qu'en dur et chambre solo, donc pas de dortoirs sur ma route, pas plus que de tente, juste agriturismo et autres plaisirs du genre. Pour les dodos, j'ai prévu... enfin non, je n'ai rien prévu de plus que réserver au jour le jour le lieu de mon hébergement au gré de mon avancement, +/- 400 km par jour selon les conditions et les visites : Booking sera mon ami de voyage. Le roadbook est indicatif, parce que je me réserve toujours l'autorisation de digressions au gré de mes envies, de la météo (je joue parfois à cache-cache avec les nuages), voire des décoltés qui se présentent sur mon chemin. Oup's ! Marie ne lit pas le forum, ça va m'éviter quelques corvées.
Bon, c'est pas le tout mais j'ai encore plein de choses à préparer avec ce changement de moto impromptu, donc place à la carte, en espérant que ça vous donnera des idées.