Vieux møtard a écrit : ↑31 déc. 2020, 01:14
Tenno j'ai pensé à toi quand j'ai vu ton pneumologue mateur de films de boules suspendu 5 mois
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 04570.html
gilou64 a écrit : ↑30 déc. 2020, 12:07
Difficile de modérer, autant d'humains: autant de façons de percevoir et appréhender les réponses au sujet. La dérive est simplement de nature humaine, il n'y a qu'a regarder ce qui se passe hors covid ce jour. La solidarité s'arrête aux sentiments partagés ou non....
La voie de la sagesse
Perso je n'arrive plus à vraiment me faire une opinion, tellement les "sachant" et "experts" tirent dans un sens ou dans l'autre, alors je ferme ma gueule (pour une fois

) et je limite mes heures sur le net (Rolibull-attitude

).
J'aurais tendance a vouloir me faire vacciner, pour ma vieille mère diabétique que je côtoie et qui est donc une personne a risque (à l’hôpital depuis le 20 décembre à la suite d'une "crise d'épilepsie gériatrique non convulsive"), même si l'on a déjà eu le covid qui est passé à la maison en mars dernier, il parait qu'on peut l'avoir plusieurs fois. Du coup je reste méfiant vis à vis d'un vaccin classique, puisque nous ne pouvons pas développer d'anticorps durables, alors la "thérapie-génique", c'est p'têtre pas si déconnant, faut voir.
Mais Tenno a raison sur le fait que nous manquons d'éléments qui puissent nous orienter vers l'acceptation ou le rejet.
La précipitation peut sans doute s'expliquer par l'urgence du problème qui est en train de bouffer notre économie et nos vies. Autant j'ai pu jeter la pierre sur les autorités qui nous prenaient pour des cons quand on nous a raconté que les masques étaient "inutiles", autant maintenant on ne peut pas leur jeter la pierre sur leurs efforts à mettre cette vaccination en place.
Je réponds à ton interrogation, avec des faits purement objectifs (c'est juste des faits scientifiques observés) sans parti pris, car je viens d'écouter une émission sur le sujet des vaccins ARN. Une heure d'explications avec un chercheur et un médecin spécialistes. Ils répondent, à la fin, aux questions que tu soulèves:
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... embre-2020
En fait il n'y a pas de "précipitation", ni de "manques de données": C'est juste la "chance" d'être dans une conjonction de facteurs qui permet un énorme gain de temps (par rapport à d'autres exemples d'épidémies):
- Les vaccins à ARN messagers (Pfizer, Moderna, ....) c'est une technologie moderne (par rapport aux vaccins classiques à protéine produite à l'extérieur du corps) mais qui date de plus de 30 ans tout de même. Les précédentes épidémies (SARS COV 1, H1N1, grippe, zika, chikungunya, ...) ont permis de la mettre au point et de prouver son efficacité.
Pour faire court, le vaccin contient une macroprotéine naturelle: l'ARN messager, habituellement utilisée par le corps humain pour produire d'autres protéines, ce brin d'ARN va provoquer dans les cellules de la zone où l'injection a lieu, la production d'un antigène (ici la protéine Spike du Sars cov 2) qui va être libérée dans le corps et là ça devient classique :Le corps déclenche une réponse immunitaire, à partir de là il devient prêt à combattre s'il est confronté au virus. C'est une technique très très rapide, car la première phase est purement "in silico" c'est à dire informatique: Tu veux coder telle protéine et bien tu dois produire tel brin d'ARN.
La technique où tu injectes une protéine qui va déclencher cette même réponse demande de trouver la bonne protéine, la bonne conformation, ce qui prends plus de temps. Mais elle est aussi efficace.
- La réponse immunitaire de l'organisme doit être efficace quand on injecte le vaccin (c'est le fameux pourcentage que les laboratoires annoncent et qui est cité dans l'article de Zedab) , on a la chance que ça soit le cas avec l'ARN messager codant la protéine Spike: Le corps produit des défenses très efficaces et qui durent plusieurs mois après l'injection. C'est plus compliqué dans d'autres infections comme le VIH par exemple.
- Les tests animaux, puis les phases 1 et 2 ont pris le même temps que d'habitude, mais les phases 3 ont été boostées car on a la "chance" d'être en pleine épidémie: Des dizaines de milliers de personnes (30 000 au moins si on cumule toutes les cohortes) ont pu tester les vaccins. Dans le cas d'épidémies moins virulentes (Zika, H1N1, etc) elles se sont éteintes d'elles même et étaient plus localisées, ce qui empêche d'être rapides sur les phases 3, le temps de trouver des gens infectés et de tester et de collecter etc. Dans certains cas (Zika) la phase 3 ne peut même plus être organisée, l'épidémie est devenue trop faible.
- Enfin, de plus comme les laboratoires ont pu bénéficier de financements plus importants et de la garantie que les recherches ne seraient pas faites en pure perte, puisque l'épidémie ne faiblit pas comme les autres, les résultats des tests des différentes phases ont pu être abondés directement au fur et à mesures, en effet, d'habitude on attend la fin totale de la phase 3 pour contacter les organismes de santés des différents pays. Ceux ci, seulement ensuite, de façon indépendante ont pu avoir accès aux données qu'ils doivent examiner pour autoriser (ou pas) les vaccins.
Quant à la dangerosité et les effets secondaires non prévus, il faut surtout retenir que ces vaccins à ARN messagers n'utilisent que la machinerie du corps humain, et des protéines naturelles.
Le seul adjuvant étant l'ARN messager, cette molécule se détruit toute seule une fois son action enclenchée (la preuve il faut conserver le vaccin à basse température , quand la molécule passe de -70°C à +37,2°C elle se prend un gros delta !). De plus l'ARN ne modifie pas l'ADN, il n'entre que dans le cytoplasme des cellules et jamais dans le noyau, donc n'est jamais au contact de l'ADN (il faudrait un ARN bien plus spécifique et des protéines recombinantes, et ça existe bien dans certains vaccins: HIV par exemple, mais pas ici.). Il ne reste donc aucune trace dans le corps d'une molécule étrangère, ni de mutation cancérigène possible.
Et puis les données ne sont pas rares, au contraire, elles abondent: Le nombre de personnes testées est au moins aussi grand que dans les autres phases 3 et encore plus, et elles continuent ... sans effets secondaires pour le moment .
Bien sur le risque zéro n'existe pas, mais comme dans toute thérapie, la balance gain/risque pèse plus fortement si tu es personne à risque ou si il y en a dans ton entourage proche.
Enfin ils expliquent aussi que les mutations (tout à fait naturelles d'ailleurs) du virus Sars cov 2 ne remettent pas en question les vaccins actuels, ni ne les rendent obsolètes.
Voilà pour les faits, en espérant que ça permette à beaucoup d'y voir clair.