Ca y est, me voilà rentré de ma fin de balade débutée le 4 juin. Pour rappel, c'est le 5 que je me suis lamentablement vautré sur une plaque de gravillons en vadrouille au beau milieu de l'Ardèche profonde : 4800 € de dégâts sur la XL750T (toute neuve
Donc récupération de la moto chez Chave Moto à Valence le 6 août, direction la fraîcheur des Alpes, un petit bout d'Italie, pause d'une dizaine de jours dans le Mercantour chez mon fiston, nouveau départ par les Alpes (Cayole, Vars, Izoar, Lautaret, 2 Alpes, Alpe d'Huez, pour un dodo à Bourg d'Oisans.
Et pour suivre... Ah, cette journée où, parti au petit matin de l'Oisans, j'ai traversé successivement les parcs des Ecrins, des Bauges, de la Chartreuse, du Vercors avant de faire étape dans la Drôme Provençale, quel délice !
Après une chouette soirée italienne aux Angles (dépt 30, je précise
Juste un hic : ma chute a laissé des traces sur mon pouce gauche, je n'ai pu rouler sans douleur qu'avec celui-ci placé sur le guidon plutôt qu'en dessous. J'avais déjà pratiqué cette position en hiver, pour qu'il prenne moins le froid : ça se vit bien en roulant sans forcer.
Deux morceaux de voyage, 746 km jusqu'à ma chute, puis 2577 km pour la poursuite du trajet jusqu'à mon retour à la maison. La XLT totalise presque 5700 km, son pneu arrière est bon pour le crématorium (l'avant sera changé en même temps) : les Dunlop Trailmax Mixtour d'origine, peu endurants, seront remplacés par des TKC 70 qui devraient résister à mon prochain voyage vers l'Espagne et le Portugal, puis à une balade de potes dans l'Allier.
Mon nouveau retour sur la XLT : avec deux crans de moins sur la précontrainte de l'amortisseur arrière, j'arrive désormais à rouler quasi non-stop une journée entière sans subir l'inconfort flagrant du réglage d'origine, vraiment trop tape-cul. Je suis très agréablement surpris par le pare-brise très efficace : il n'y a eu que très peu d'insectes suicidés sur mon casque. Peu à peu on s'apprivoise, on s'habitue l'un à l'autre, et même si la XLT ne m'a pas encore fait totalement oublier l'excellente F800GS, je commence à l'apprécier à sa juste valeur.
J'aime beaucoup son tableau de bord moderne affichant toutes les infos nécessaires, et le fait d'avoir pu - enfin ! - installer le GPS au-dessus de la casquette du tableau de bord (merci SW Motech) est tout à fait appréciable. Un point négatif cependant, il me semble que la sonde de température extérieure aurait pu être placée de façon plus judicieuse de sorte qu'elle soit, comme sur la F800GS, plus réactive aux changements de température et ne chauffe pas à chaque arrêt prolongé.
La consommation a sensiblement baissé une fois le rodage achevé, elle oscille entre 3.7 et 3.9 l./100 à mon rythme de sénateur, ce qui me laisse jouir d'une autonomie largement supérieure à 400 km : c'est bien pratique lorsqu'on voyage par le réseau secondaire peu fourni en pompes à essence. Chose étonnante, c'est en montagne qu'elle a été à son niveau le plus faible.
J'en ai déjà pas mal écrit sur ce moteur de roadster complètement déplacé sur ce type de moto, qui plus est accouplé à une transmission secondaire un peu longue à mon goût : un trail, d'autant plus avec des grandes roues comme celui-ci (21/18), c'est fait pour rouler sur toutes sortes de revêtements, pas pour arsouiller. Et, il faut le souligner, entre ce moteur rageur, le quickshifter qui fonctionne très bien en grimpant dans les tours et une partie-cycle rigide, cette moto aurait bien quelque tendance pousse-au-crime. Cela dit, le fait de pouvoir modifier les paramètres de réaction du ride by wire permet d'adapter la moto à chaque utilisateur : je sens que la mienne va rapidement suivre une cure castratrice, ce qui, au passage, permettra peut-être d'économiser les pneumatiques. J'ai bien essayé le mode "rain", mais là l'engin est devenu franchement anémique, quasiment au niveau de ma petite CRF250L. Ce sera donc l'un des deux modes "user" qui fera l'affaire. Je suis vieux, mais 'faut pas exagérer tout de même.
Un dernier mot sur les sacoches Givi : c'est le modèle GRT709 avec lequel j'ai choisi d'équiper ma moto et j'en suis très content, notamment par le fait que celle de droite, ayant subi la glissade, n'a pas eu à être changée. Certes, elle est un peu marquée, mais pas perforée, et comme c'est le sac interne qui fait l'étanchéité, celui-ci ayant été préservé, je ne crains pas la pluie. Nul doute, si j'avais eu des valises rigides, ça aurait cassé quelque part, au niveau des fixations ou la valise elle-même (been there, got that, have the tee-shirt
PS aux modéros : mon post concerne à la fois la rubrique "voyages" et la XL 750 Transalp, j'ai choisi de le poster ici, mais il aurait aussi pu être posté par ailleurs, en remplacement ou en double. A vous de voir, je ne suis pas fâcheux.
